Archives mensuelles : décembre 2013

Dimanche le 12 janvier 16 h 30 et 19 h 30 – Lundi le 13 janvier 17h et 19 h 30

WADJDA
Version originale arabe avec sous-titres français

Wadja_01Wadja_02RÉALISATION : Haifaa Al Mansour PAYS : Arabie saoudite/Allemagne ANNÉE : 2012
DURÉE : 97 min. VISA : Général.

INTERPRÉTATION : Waad Mohammed, Reem Abdullah et Abdullrahman Al Gohani

RÉSUMÉ: Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles…

POINT DE VUE « Sur une trame simple mais évocatrice, dans la lignée de réalisateurs iraniens tels Jafar Panahi, Haifaa Al Mansour, première femme à avoir réalisé un long métrage de fiction en Arabie saoudite, trace un portrait réaliste, sans être revendicateur, d’un pays où la ségrégation entre les hommes et les femmes est la base de la société. Un film poétique aussi sobre que touchant. » – Josée Lapointe, La Presse

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« Je suis si fière d’avoir écrit et mis en scène le premier long métrage jamais réalisé dans le Royaume. Je viens d’une petite ville en Arabie Saoudite où on trouve beaucoup de petites filles comme Wadjda. Des petites filles qui ont de grands rêves, de fortes personnalités et tant de potentiel. Des petites filles qui peuvent, et pourront refaçonner et redéfinir notre nation. »(Haifaa Al Mansour, réalisatrice)

Prix de la Critique Internationale, Venise 2012.

En collaboration avec La Brûlerie d’ici.

Dimanche le 19 janvier 16 h 30 et 19 h 30 – Lundi le 20 janvier 17h et 19 h 30

L’AUTRE MAISON

L'AUTRE MAISON L'AUTRE MAISONRÉALISATION : Mathieu Roy PAYS : Canada (Québec) ANNÉE : 2013 DURÉE : 100 min. VISA : Général
INTERPRÉTATION : Marcel Sabourin, Roy Dupuis, Émile Proulx-Cloutier, Florence Blain, Julie Gayet et Zal Sisshok

RÉSUMÉ Henri Bernard a 80 ans. Il perd la mémoire et l’envie de vivre une vie qu’il ne comprend plus. Veuf, il vit sur le domaine familial isolé en forêt sous la supervision de son fils cadet Éric. Assisté de sa copine musicienne Maia, Éric consacre toute son énergie à prendre soin du père, repoussant ses rêves professionnels et testant les limites de son couple. Gabriel, le frère aîné, est absent. Basé en Europe, il est grand reporter et bondit d’un conflit à l’autre laissant Éric seul et exacerbant une tension grandissante entre les deux frères. Confus et irrité, Henri cherche en vain ses repères temporels, spatiaux et émotionnels. Il souhaite s’évader vers « L’Autre Maison », un lieu métaphorique dans lequel il ne serait plus perdu, un lieu qu’il comprendrait.

POINT DE VUE « L’auteur-cinéaste québécois, s’est inspiré de sa propre histoire familiale pour élaborer ce film empreint de sensibilité et de pudeur, dans lequel Marcel Sabourin livre une magnifique performance. Roy Dupuis et Émile Proulx-Cloutier se révèlent aussi solides dans les rôles de deux fils réagissant très différemment à la maladie dégénérative de leur père ». – Marc-André Lussier, La Presse

NOTE L’AUTRE MAISON a remporté deux prix au Festival des films du monde 2013 : le Prix du public du long métrage canadien le plus populaire et le Prix de la meilleure interprétation masculine (décerné à Marcel Sabourin).

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En collaboration avec Le Crêpe Chignon

Dimanche le 26 janvier 16 h 30 et 19 h 30 – Lundi le 27 janvier 17h et 19 h 30

A TOUCH OF SIN
Version originale avec sous-titres français

A_Touch_of_SinRÉALISATION : Jia Zhang Ke PAYS : Chine/Japon ANNÉE : 2013 DURÉE : 130 min VISA : En attente de classement
INTERPRÉTATION : Wu Jiang, Wang Baoqiang, Zhao Tao, Luo Lanshan et Jiayi Zhang

RÉSUMÉ Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l’action. San’er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu. Xiaoyu, hôtesse d’accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d’un riche client. Xiaohui passe d’un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes. Quatre personnages, quatre provinces, un seul et même reflet de la Chine contemporaine : celui d’une société au développement économique brutal peu à peu gangrenée par la violence.

POINT DE VUE « Un choc total venu de Chine. A TOUCH OF SIN dessine quatre portraits marqués par la tragédie dans une Chine ravagée par le capitalisme et la violence. Un grand film, terrible et évident. » – TF1

NOTES Du réalisateur de STILL LIFE. Gagnant du Prix du meilleur scénario lors du Festival de Cannes 2013.

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Jia Zhang Ke, le réalisateur, a construit son film autour de quatre faits divers disséminés au travers de la Chine. « Le fait que ces quatre histoires couvrent une si grande partie du territoire me rappelle indirectement les peintures de paysage traditionnelles. Les peintres classiques essayaient de représenter des panoramas de tout le pays. Je partage cette ambition, et j’aimerais que le film soit comme une représentation générale de la Chine », raconte le cinéaste chinois.

En collaboration avec Librairie L’Alphabet.

Dimanche le 2 février 16 h 30 et 19 h 30 – Lundi le 3 février 17h et 19 h 30

LA TÊTE EN L’AIR
Version originale espagnole avec sous-titres français.

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RÉALISATION : Ignacio Ferreras PAYS : Espagne ANNÉE : 2013 DURÉE : 89 min VISA : Général (animation)

RÉSUMÉ Après une vie professionnelle bien remplie, la mémoire d’Emilio lui joue des tours. La maison de retraite devient alors une évidence. Il y rencontre Miguel avec qui il se lie d’amitié. À ses côtés, Emilio découvre un nouvel univers. Ses nouveaux amis sont pleins de fantaisie, ont des souvenirs aussi riches que variés, mais ont aussi leurs petites défaillances dues aux effets du temps. Alors que des premiers signes de la maladie d’Alzheimer apparaissent chez Emilio, Miguel et ses amis vont se mobiliser pour éviter son transfert à l’étage des « causes perdues », le dernier étage tant redouté de la maison de retraite. Leurs stratagèmes vont rythmer leurs journées et apporter humour et tendresse à leur quotidien.

POINT DE VUE « Un des plus beaux films réalisés sur le troisième âge. Digne, grave, drôle, poétique, fataliste aussi, ce délicat portrait de la vieillesse allie la précision de son dessin à la subtilité de son scénario. » – Le Monde

NOTE LA TÊTE EN L’AIR a obtenu une Mention spéciale au Festival du film d’animation d’Annecy en 2012.

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«Plongée sans concession dans les tréfonds d’une maison de retraite, ce film d’animation parvient à s’affranchir du sordide pour développer un humour salvateur et une poétique nostalgique qui prend aux tripes. Un petit bijou à ne pas louper.»(avoir-alire.com)

« Ce n’est pas un film avec un « message », juste une réflexion sur la vieillesse, sur la dépendance, sur une maladie qui progressivement fait perdre tout ce que l’on a pu accumuler dans une vie, la mémoire, la personnalité… », explique le réalisateur Ignacio Ferreras.

En collaboration avec Le Bercail et Audition Musik

LE DÉMANTÈLEMENT

Dimanche le 9 février 16 h 30 et 19 h 30

Lundi le 10février 17h et 19 h 30

LE DÉMANTÈLEMENT

Le Démantelement Demantelement_02

RÉALISATION : Sébastien Pilote PAYS : Canada (Québec) ANNÉE : 2013 DURÉE : 111 min VISA : Général
INTERPRÉTATION : Gabriel Arcand, Lucie Laurier, Sophie Desmarais, Gilles Renaud, Johanne-Marie Tremblay, Pierre-Luc Brillant, Dominique Leduc et Gabriel Tremblay

RÉSUMÉ Gaby a une ferme sur laquelle il élève des agneaux : La Ferme Gagnon et fils. Mais il n’a pas de fils. Il a deux filles qu’il a élevées comme des princesses et qui habitent loin dans la grande ville. Un jour, l’aînée lui demande de l’aider financièrement pour éviter de perdre sa maison. Gaby, chez qui le sentiment de paternité s’est développé jusqu’à la déraison, décide de démanteler la ferme. Il vend tout — la maison, le troupeau et la terre familiale — pour s’en aller vivre dans la ville d’à côté dans un petit appartement.

POINTS DE VUE « Un beau film d’auteur, au rythme lent et aux images criantes de vérité. » – Éric Moreault, Le Soleil
« Quant à l’immense Gabriel Arcand, disons simplement que son jeu tout en finesse, tout en subtilité, relève du grand art. » – Marc-André Lussier, La Presse

NOTES Présenté lors du dernier Festival de Cannes à la Semaine de la critique où il a remporté le Prix SACD, pour son scénario. Prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI) et Prix d’interprétation masculine (décerné à Gabriel Arcand) au Festival du film de Turin 2013.

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Le réalisateur, résident du Lac-Saint-Jean,  a ancré son film dans son milieu. Les figurants qui participent à l’encan du démantèlement sont des fermiers du coin. L’acteur principal, Gabriel Arcand, a travaillé avec deux éleveurs pour interpréter ce rôle avec naturel.

« Sans rien dire et encore moins montrer. Tout se joue dans le regard du fabuleux comédien qu’est Gabriel Arcand. Mais aussi sur celui que pose sur lui son réalisateur : intense, mais sec, dénué de la moindre complaisance, ni sensiblerie. On a vraiment la sensation – comme dans les westerns et les films noirs de jadis – de voir un homme accomplir, contre son gré et l’avis général, ce qu’il croit être, à tort ou à raison, son devoir. La fatalité est en marche. » (Télérama)

En collaboration avec Librairie Vénus et Irvin Pelletier, Parti Québécois